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Elle refuse les avances d’un ramasseur d’ordures parce qu’il sent mauvais : mais quelques années plus tard…

Elle refuse les avances d'un ramasseur d'ordures parce qu'il sent mauvais : mais quelques années plus tard...
Elle refuse les avances d'un ramasseur d'ordures parce qu'il sent mauvais : mais quelques années plus tard...

Il était une fois un ramasseur d’ordures qui n’avait que pour seul outil de travail, un GROS SACHET avec lequel il recueillait les déchets des habitants du quartier. Il le faisait quotidiennement, moyennant la modique somme de 50 francs CFA, par porte. Un jour, alors qu’il ramassait les ordures à l’entrée d’une maison modeste, une belle jeune fille en sortit, et en lui mettant un petit tas d’ordures dans le sac, elle lui dit de sa douce voix :

  • «Excusez-moi monsieur, juste un rescapé de saletés, avant que vous vous en alliez…»

Le ramasseur d’ordures resta figé, obnubilé par la beauté de cette jeune fille qu’il n’avait jamais vue auparavant. Il s’en serait voulu de ne pas l’avoir abordée comme il le fit :

-« Je ne vous ai jamais vue ici, jolie demoiselle. Vous habitez ici ?»

  • «Oui monsieur. Quand je ne suis pas au campus je suis à la maison, très casanière. C’est pour cela qu’on ne me voit jamais.»

C’est ainsi qu’il fit la connaissance de Katy à qui il se mit à faire la cour sans se complexer de la forte odeur qu’il dégageait. Elle lui avoua ne pas être intéressée à cause de son travail de ramasseur d’ordures :

  • «Vous n’êtes pas mal comme mec, vous vous exprimez bien et avez l’air intelligent, mais je ne peux pas me mettre en couple avec quelqu’un qui travaille dans la poubelle, désolée.»

Quelques mois après, le jeune homme revit l’étudiante devant sa maison. Cette fois, il ramassait les ordures à l’aide d’un CHARIOT. Toujours amoureux, il fit cette déclaration à la jolie jeune fille, sur ton d’humour : « Éeh ma jolie, je suis fan de toi dèh. Tu ne veux pas être avec moi on va manger ensemble l’argent de poubelle-là ? »

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Katy en rit. Elle trouvait son courtisan amusant, beau et gentil, surtout qu’il lui avait fait de petits cadeaux. Seulement, elle s’était barricadée à cause de cette profession très peu honorable de  »gnanmangnanmansaleté ». Les efforts du jeune homme pour la conquérir restèrent vains, bien qu’elle commençait à l’apprécier secrètement. Il lui confia qu’il la préférait à toutes sortes de femmes. Mais elle lui dit de façon crue : « JE NE VEUX PAS D’UN MONSIEUR POUBELLE ».

Des années après qu’ils se perdirent de vue, ses études terminées, Katy se mit à chercher du travail. Après des stages infructueux dans des entreprises où elle n’obtint aucun contrat d’embauche, son amie lui proposa de postuler dans l’entreprise de son mari :

-« Mon époux a besoin d’une deuxième secrétaire. Je crois qu’on te prendra. Je suis la vice-directrice et conseillère de sa société, alors sois sans crainte, considère que ce travail t’est acquis. »

Katy signa un contrat de travail en bonne et due forme dans cette société nationale de ramassage d’ordures qui assurait la propreté du pays grâce à ses nombreux camions.

Deuxième secrétaire du boss qui apparemment ne la reconnaissait plus, elle était triste à ses moments de réflexion, en pensant à ce ramasseur d’ordures qu’elle avait rejeté à cause de sa profession, mais que le destin avait fini par imposer comme son patron. Elle était certaine que sa camarade qui lui avait donné cet emploi avait été une bonne opportuniste en s’aggripant au boss après que ce dernier eut fini de faire grandir son arbre et mûrir ses fruits. Un jour que l’indiscrétion se fit plus forte que son silence, elle demanda à son amie bienfaitrice :

  • «Tu as un mari formidable. J’ai lu son histoire dans les journaux la semaine dernière. On dit qu’il ramassait lui-même les ordures en faisant du porte à porte. Est-ce que vous vous connaissiez en ce temps-là ?»
  • «C’est une belle histoire, Katy. Oui, nous nous connaissions depuis cette époque. Il me draguait pendant qu’il ramassait les ordures avec son gros sachet. Au début, je t’avoue que je n’ai pas du tout été intéressée bien qu’ayant été séduite par sa gentillesse, car il me faisait beaucoup de cadeaux avec le peu qu’il gagnait. J’ai changé d’avis le jour que je l’ai vu ramasser des ordures avec une brouette. Du sachet, il était passé à une autre étape. C’était un signe encourageant qui montrait que c’était un homme avec une vision ascensionnelle. Un homme qui a conscience que la vie est un escalier à grimper vaut le coup et le coût de cheminer avec lui.»
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Katy fut jalouse du raisonnement de son amie. Aussi en voulait-elle à son patron de ne plus la reconnaître. Elle comptait bien lui ranimer la mémoire. Un soir qu’elle était dans son bureau pour lui solliciter une signature, elle le questionna poliment :

  • «Patron, je travaille avec vous depuis six mois, et tout ce temps-là, mon visage vous est resté complètement étranger ? Vous ne me reconnaissez pas ?»

Le jeune directeur fit un petit sourire en répondant après un silence à sa secrétaire :

  • «Dès que tu as mis pieds dans cette entreprise, je t’ai tout de suite reconnue, j’ai su, bien sûr, qu’il s’agissait de toi, la Katy à qui je faisais la cour quand j’étais ramasseur d’ordures. Mais pour ton propre bien, j’ai feins de te méconnaître, sinon, penses-tu que ma femme t’aurait donné ce travail alors que tu en avais besoin ?»
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Katy lui sourit largement dans un acquiescement. Elle se saisit du document qu’il venait de signer, et tout en lui donnant dos dans une fixation de la porte, elle lui demanda :

  • «Alors à cette époque-là, tu draguais ta femme en même temps que tu le faisais pour moi ? Un peu malsain, non ?»

Et le jeune directeur, avec un sourire côtoyant le rire, de lui répondre :

  • «Attention ! Tu m’as tutoyé tout à l’heure … Mais pour répondre à ta question, un chasseur, lorsqu’il dépose son piège en brousse, à son retour, il n’entre à la maison qu’avec le gibier que le piège a capturé, non ?»

Un courant traversa le dos de Katy lorsqu’elle huma l’agréable parfum de son patron. Elle s’en voulut de n’avoir pas été un cochon pour manger la première et se faire prendre dans ce beau piège d’ordures.

Louis-César BANCÉ