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Chantre décapité à Anoumabo: Le film de l’horreur commise dans une église à Marcory, ce à quoi la tête humaine devrait servir.

L’affaire, confiée à la Police criminelle, a vu la mobilisation exceptionnelle des éléments des forces de l’ordre qui, peu avant 17h, ce même jeudi, ont mis la main sur le suspect numéro un, Ouagranoua Esaïe Patindé. L’homme qui, certainement, était traumatisé par l’âme du défunt, n’a pu aller loin. Mieux, lorsqu’il a été ramené par les forces de l’ordre au commissariat de Police du 26e arrondissement de Marcory-Anoumabo, qui avait débuté l’enquête, il a quasiment craché le morceau en pleurs.

Il explique qu’il a été mis en mission par Jean Niava, pasteur principal de l’église internationale pour la puissance du saint esprit, située à Koumassi, au quartier Akromiabla (terminus des bus 32). Il soutient également que la tête qu’il avait emportée, se trouve enterrée à l’entrée de ladite église.

Les forces de l’ordre s’organisent, en faisant également appel à des unités d’intervention. A savoir des éléments du Groupement mobil d’intervention (Gmi), des Compagnies républicaines de sécurité (Crs), au cas où il y aurait un « débordement » dans le quartier. En tout cas, elles prennent toutes les précautions avant d’effectuer le déplacement de Koumassi.

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Peu après 19h, les forces de l’ordre arrivent en masse dans cette église située à une cinquantaine de mètres avant le «Carrefour pinasse», en passant par Fanny et presque deux fois la distance en passant par la brigade de gendarmerie, dans le dos de la nouvelle mosquée.

À ce moment précis, un culte d’adoration battait son plein dans cette église hermétiquement fermée et sous air conditionné. Toutefois, on pouvait entendre « oooo Jésus, ta grâce… ». Les forces de l’ordre s’organisaient. Aux environs de 21h, le commissaire Lorougnon du 26e arrondissement vient solliciter auprès des riverains, une pioche ou une pelle, à défaut, un objet pointu et dur. Certainement pour creuser. Il n’en faut pas plus, pour entendre dans la foule compacte et agitée par des pleurs et des interjetions de révolte, « hoooo, le pauvre, ils l’ont effectivement tué et enterré ici ».

Cette situation devient encore intenable, lorsque le corbillard d’Ivosep, immatriculé 6918 JH01, fait son entrée après s’être difficilement frayé un chemin sous la poussée des policiers. « Il faut les tuer aussi », lancent dans la foule des jeunes surexcités.

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Les forces de l’ordre qui étaient bien organisées, avaient déjà maîtrisé le pasteur principal mis en cause dans cette affaire macabre et quatre autres fidèles très proches de lui. Menottés, ils ont été transférés en lieu sûr.

Avant que le corbillard à l’intérieur duquel se trouve la tête de Kanga Tano Sylvio Constant, escorté par le véhicule de commandement du commissariat de police du 20e arrondissement du quartier Houphouët-Boigny ne quitte les lieux, des éléments de la gendarmerie et des policiers en tenue civile, sont les premiers à partir. Au fur et à mesure, les éléments de la Police quittaient les lieux, en laissant toutefois sur place, un dispositif.

Ce qui a poussé Patindé à faire la tête du pasteur à Koumassi

La décapitation de Kanga Tano Sylvio Constant avait-elle été préparée ? Toujours est-il que quelques jours avant, un pasteur a été dépêché du Cameroun, pour une « prière spéciale à la faveur d’une cérémonie ». Laquelle ?

On saura plus tard dans les premiers aveux du tueur, Ouagranoua Esaïe Patindé, qu’il devrait faire venir la tête du pasteur à l’Église internationale de la puissance du Saint-Esprit. Et là, c’est le pasteur en provenance du Cameroun selon les propos de Patindé, qui devrait enterrer la tête du défunt dans l’église, précisément dans les toilettes du bureau de Niava Jean, pasteur principal. Lui également a été arrêté.

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Le vendredi 24 mai 2019, le commissariat de Police du 26e arrondissement de Marcory Aliodan (Anoumabo), est pris d’assaut par une quarantaine de personnes qui se sont fait passer pour des diplomates. En réalité, ce sont des pasteurs issus de la même confession (pour ne pas dire plus) que Jean Niava. Ceux-ci sont venus demander, sinon exiger la libération d’Ouagranoua Esaïe Patindé, de Jean Niava et de tous ceux qui ont été arrêtés dans cette affaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets, et sur laquelle nous reviendrons, encore largement.

M’BRA Konan

Code photo : PATINDE

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Infodrome ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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