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Agboville. Une prise d’otages tourne en un bain de sang…/ Deux caïds de la pègre tués. Le chef du gang en fuite

Agboville. Une prise d’otages tourne en un bain de sang.../ Deux caïds de la pègre tués. Le chef du gang en fuite
Agboville. Une prise d’otages tourne en un bain de sang.../ Deux caïds de la pègre tués. Le chef du gang en fuite

Ce vendredi 22 mai, alors que les fidèles musulmans de la bourgade de Offoumpo, à 30 km au nord du département d’Agboville, précisément sur la bretelle reliant la capitale de l’Agnéby à l’autoroute du nord, deux redoutables gangsters qui en imposaient aux populations, ont été neutralisés.

Selon la source qui nous informe, il est un peu plus de 20h. Et la famille de Traoré Karim, acheteur de cacao dans la contrée, après avoir rompu le jeûne ce soir là et en attendant l’annonce de la fin du ramadan, dévisse un temps soit peu avec ses proches. C’est dans cette ambiance de gaieté que trois solides gaillards sortis de nulle part font intrusion dans la maisonnée.

Mais, le constat de la famille est unanime. « Ces visages là n’ont rien de familier à ceux de nos parents, encore moins à ceux de nos amis ». Dès lors, la peur d’une visite indésirable et surtout d’un événement inespéré commence à habiter les cœurs. En tout cas, toujours selon notre source, les gangsters ne tardent pas à décliner leur profession. 

Surtout que l’un d’entre eux était sanglé dans un treillis fait pour les militaires, un fusil de guerre de type kalachnikov Ak47 bien au point, tandis que ses deux acolytes, en tenues bigarrées tiennent solidement en main des poignards.

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« Le corps habillé » prend immédiatement le commandement des opérations à travers des ordres clairs qu’il lâche sur un ton grave et menaçant. Ils tiennent en respect tout le monde, au moyen de leurs armes de guerre, dans ce qui apparaît, au-delà d’une séquestration, mais une prise d’otages. « Celui qui crie, je l’envoie en enfer. Alors, Si vous tenez à votre vie, silence.

D’ailleurs, rentrez tous au salon. ». Ordonne le scélérat. Ainsi, les enfants en premier, les femmes ensuite et enfin l’opérateur économique, tous pris en otage sous les menaces des mauvaises créatures s’étalent à plat ventre dans le salon. Puis, le chef de gang tenant karim  à joue lui lance. «  Nous ne sommes pas venus ici pour partager ton plat de kabato (nourriture faite à base de poudre de maïs.). Nous avons été mis en mission pour te tuer. Donc, formule des dernières volontés ici et maintenant » lance le chef.

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À l’unisson, entre pleurs et sanglots, la famille plaide pour que la vie de celui par qui tous doivent leur existence soit préservée.  Enfin, les insurgés conviennent de troquer la vie du jeune père de famille contre espèces sonnantes et trébuchantes.

La fouille minutieuse guidée par le maître des lieux donne une maigre moisson. Un peu plus de quatre cent mille francs, c’est bien cela le butin. Seulement, après le forfait, les malfrats bien que mécontents choisissent de prendre congé de la famille kidnappée avec menace de mort. Désormais, karim et les siens, à l’abri de tout danger poussent des cris de détresse qui en plus d’alerter la population de dioulabougou où ils vivent depuis des lustres, atteignent telle une traînée de poudre les autres quartiers peuplés d’autochtones.

Trois braves hommes accourent. Ils tombent nez à nez sur la bande. Manque de pot, Ils sont accueillis par de multiples coup de poignard. D’autres guerriers constituent un renfort qui finit par déborder les envahisseurs. L’adage selon lequel ‘’ tu as beau être aussi fort que Bruce Lee, tu ne peux pas vaincre un village’’ s’est vite confirmé.

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Les deux voyous aux poignards sont lynchés à mort par la population qui rechignent les gens sans foi ni lois, qui vivent au dépend des autres sans vouloir souffrir. Quant  au patron du commando, rompu à la technique de la guérilla et assurément, en possession du cadastre de la forêt avoisinante, il a réussi à se fondre dans la nature avec le butin. La battue organisée par tous les bras valides de la population jusque tard dans la nuit n’a laissé entrevoir aucune trace de ce dangereux braqueur.

La gendarmerie informée s’est rendue sur les lieux où après avoir effectué le constat d’usage, a ordonné l’enlèvement des macchabées non identifiés, faute de pièces ou de carte de travail en leur possession, en vue de leur conversation à la morgue. Quant aux trois jeunes tailladés, nos sources indiquent que leur vie est hors de danger. C’est le lieu, d’encourager les populations à s’armer du courage de David pour aider les forces de l’ordre à combattre voire éradiquer le grand banditisme.

Célestin KOUAME 

(Correspondant régional de l’Agnéby-Tiassa et de la Mé)

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