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Violence des syndicats de transport en Côte-d’Ivoire: Une organisation de chauffeurs accuse les autorités

Violence des syndicats de transport en Côte-d’Ivoire: Une organisation de chauffeurs accuse les autorités
Violence des syndicats de transport en Côte-d’Ivoire: Une organisation de chauffeurs accuse les autorités

Violence des syndicats de transport en Côte-d’Ivoire: Une organisation de chauffeurs accuse les autorités

De nouvelles violences dans le milieu du transport ont fait 2 blessés, le weekend dernier à Treichville. Pour la Mutuelle des amis et chauffeurs de Côte d’Ivoire, ces violences répétées sont le fait des autorités qui n’impliquent jamais les chauffeurs, ces vrais acteurs du transport dans les initiatives de résolution de conflits et d’organisation du milieu des transports. C’est la position d’Ali Ouattara, Directeur des services juridiques et du contentieux de la Mutuelle des Amis et Chauffeurs de Côte d’Ivoire (MACCI). C’est la substance de ses propos lors d’un entretien téléphonique avec connectionivoirienne.net.

« Les décisions que prennent les autorités pour contrer la violence dans le milieu du transport sont salutaires mais le mal est profond. Les chauffeurs sont escroqués par des personnes qui se présentent comme des syndicalistes et lorsque les autorités convoquent les réunions, les chauffeurs ne sont pas conviés. Or c’est eux qui subissent la violence. Cela ressemble fort à la conférence de Berlin de 1884 où des décisions visant les africains ont été prises sans les Africains. Il faut donc aider à organiser les chauffeurs qui jusque-là sont livrés à eux-mêmes en cas de sinistres ou quand ils sont victimes de la violence des syndicats », a-t-il relevé. Pour lui tous ces gens qui pullulent dans les gares routières et qui se présentent comme des syndicalistes sont des arnaqueurs, des voleurs.

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La nouvelle organisation Macci, qui est mise en place est, selon notre interlocuteur, un début de réponse à cette situation de précarité des chauffeurs. C’est pourquoi, il encourage ces acteurs clés du transport à y adhérer massivement. Il y va, souligne-t-il, de la prise en compte de leurs difficultés comme l’intermédiation devant les tribunaux ou dans les commissariats de police où les chauffeurs sont souvent impuissants à se défendre faute de moyens et d’assistance.
Cette nouvelle structure née légalement en 2015, se propose de révolutionner le milieu des transports en Côte d’Ivoire par la formation des acteurs et le montage de projets.

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« Une de nos missions, est l’organisation et l’assainissement du milieu du transport en Côte d’Ivoire qui a perdu son embellie’’, a fait savoir M. Ouattara. Pour lui, l’un des problèmes est que le chauffeur n’a pas de statut propre. Tantôt le métier est régi par le ministère de l’artisanat, tantôt il est affilié au ministère des transports. ‘’Il faut un statut juridique propre au chauffeur’’, suggère Ali Ouattara estimant que ceci peut aider à mettre en confiance cette catégorie socioprofessionnelle.
Il en appelle à l’accompagnement par l’Etat des structures organisées des chauffeurs. Selon M. Ouattara, cela est d’autant plus nécessaire que ceux qui tentent de s’organiser sont empêchés par les syndicats qui veulent faire valoir leur suprématie sur l’ensemble de la corporation. Il faut aussi suspendre, suggère-t-il encore, tous ces syndicats qui n’ont pas d’agrément de fonctionnement mais qui sévissent par la force des muscles.

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SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

Source: Connexion ivoirienne

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