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Noix de cajou: l'excellence ivoirienne

Vous en avez plein vos pâtisseries ou vos plateaux apéritifs… Mais vous ignorez sans doute que la noix de cajou est un véritable enjeu agricole et peut être même industriel pour de nombreux pays comme l’Inde, le Brésil ou le Vietnam… Et c’est un pays africain qui en est, pour la première fois, le premier producteur mondial cette année: la Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire était déjà leader mondial de la production de cacao. Depuis cette année, la voilà roi de la noix… de cajou. Les provinces du Nord du pays notamment lui permettent d’être leader en matière d’anacarde, le fruit d’un arbre qui a supplanté l’hévéa ou même le coton auprès des paysans ivoiriens qui y trouvent une source de revenus stable et garantie, tandis que les cours mondiaux du caoutchouc ou de la fibre de coton font régulièrement le yoyo sur les places boursières, la noix de cajou, elle, offre une assurance de revenus qui vont croissants d’une année sur l’autre.

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Ainsi, le prix d’achat aux paysans fixé par l’Etat est à 350 F CFA (0,53 euro) le kilo pour la récolte 2016 contre 275 FCFA (0,41 euro) l’an passé. La Côte d’Ivoire devrait réaliser une récolte de 725 000 tonnes devant l’Inde, avec 650 000 tonnes ; le Vietnam lui se classe troisième avec 325 000 tonnes.

La demande internationale est forte et constante et il est même des opérateurs locaux en Côte d’Ivoire qui projettent d’intégrer la poudre de noix de cajou dans leur process.

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Ainsi le chocolatier Cémoi qui transforme une petite partie du cacao localement envisage de remplacer la noisette rare et coûteuse dans sa pâte à tartiner par de la noix de cajou locale et meilleur marché. Mais produire la fève n’est pas tout, encore faut-il la transformer. Comme pour la fève de cacao, l’anacarde est exportée semi transformée ou brute vers l’Asie où le produit est finalisé en produits apéritifs ou en poudre pour la pâtisserie.

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De l’aveu des professionnels du secteur, c’est là que le bât blesse. Le programme de coopération notamment avec le Vietnam pour permettre la transformation en produits finis, n’en est encore qu’à ses balbutiements : un sérieux manque à gagner pour le pays qui pourrait augmenter la plus-value de ses noix surtout que les objectifs fixés par la filière sont ambitieux.

La Côte d’Ivoire se fixe comme objectif, une production d’un million de tonnes d’ici 2020.

Par Frédéric Garat

Africatime CI

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