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La Côte d’Ivoire « serait plus riche » si ses terres agricoles étaient immatriculées

Seulement 4 % des terres agricoles en Côte d’Ivoire sont enregistrées avec un titre de propriété, selon une étude du centre de réflexion Audace Institut Afrique publiée jeudi 25 février. L’étude ajoute que cette situation est à l’origine de conflits fonciers parfois très meurtriers, la majorité des terres étant régie par le système coutumier « qui n’inspire pas confiance ».

Face à cette situation, l’utilisation du contrat est perçue comme une base de sécurisation des terres entre l’exploitant et le propriétaire, une sorte de cadastre villageois. « La contractualisation représente une base crédible à l’investissement pour ces terres avant même leur enregistrement », a expliqué Gisèle Dutheuil, directrice d’Audace Institut Afrique déplorant qu’« actuellement la terre est parfois échangée pour une bouchée de pain ».
L’agriculture représente 24 % de son produit intérieur brut

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L’économie de la Côte d’Ivoire repose en grande partie sur l’agriculture qui représente 24 % de son produit intérieur brut. Deux tiers de la population active vivent de ce secteur ou d’activités liées à l’exploitation de la terre. Le secteur assure 70 % des recettes à l’export, le pays étant le premier producteur et exportateur mondial de cacao, de noix de cajou et de cola, le premier producteur africain de bananes, le deuxième pour l’huile de palme et le troisième pour le coton et le café.
L’étude du think tank Audace Institut Afrique estime que la Côte d’Ivoire « serait encore plus riche si ses terres étaient immatriculées ». Le gouvernement ivoirien avait annoncé en 2013 l’immatriculation sur dix ans de 23 millions d’hectares de terres en vue de régler la question agraire mais le projet est resté lettre morte.

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Africatime CI

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