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Côte d’Ivoire : Malgré les réformes dans la filière cacao, la Banque mondiale estime que l’impact sur la réduction de la pauvreté en zone rurale reste mitigé

— Vendredi 12 juillet 2019 —La Banque mondiale a publié aujourd’hui, à Abidjan, son neuvième rapport sur la situation économique en Côte d’Ivoire intitulé « au pays du Cacao. Comment transformer la Côte d’Ivoire» au cours d’une cérémonie qui a eu lieu à l’Auditorium de la Primature, en présence de la Directrice des opérations de la Banque mondiale Coralie Gevers, du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Koné, et de son homologue de l’Agriculture et du Développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly.

Côte d'Ivoire : Malgré les réformes dans la filière cacao, la Banque mondiale estime que l'impact sur la réduction de la pauvreté en zone rurale reste mitigé

Présenté par Jacques Morisset, Coordonnateur sectoriel Macroéconomie pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso et le Togo, le rapport confirme les bonnes tendances enregistrées l’année dernière.

Il pose le diagnostic sur les forces et les faiblesses du secteur cacaoyer après 60 ans de développement. Selon le document, en dépit de la forte croissance de la production nationale et les reformes entreprises au cours des dernières décennies pour améliorer la gestion de la filière, le constat reste mitigé quant à son impact sur la réduction de la pauvreté en zone rurale et sur le capital naturel du pays.

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Pour un secteur du cacao plus inclusif et responsable en Côte d’Ivoire, la Banque mondiale propose au pays de lancer une révolution technologique pour accroître les rendements afin de favoriser le reboisement et améliorer le revenu des producteurs. Elle demande ensuite de mettre en place des systèmes de traçabilité pour garantir un cacao responsable auprès des consommateurs. Enfin, elle veut que le secteur développe l’industrie locale de transformation du cacao pour répondre à la demande locale, développer un label d’origine plus attractif pour les consommateurs et tirer parti de la croissance de la demande asiatique de produits intermédiaires.

Ce rapport note par ailleurs que le succès de l’économie ivoirienne va en partie dépendre de la performance de son secteur agricole. Pour la banque mondiale, afin d’accroitre la contribution de l’agriculture à ses objectifs de croissance économique et de réduction de pauvreté, la Côte d’Ivoire doit promouvoir des gains de productivité et encourager une plus grande diversification agricole.

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Il ressort également de ce rapport que l’économie ivoirienne continue de rester dynamique en ce début d’année 2019, avec une croissance du PIB projetée autour de 7,2% en 2019, après avoir atteint 7,4% en 2018.

Le rapport note également que les perspectives restent positives, avec une croissance du PIB qui devrait rester autour de 7% lors des 4 prochaines années. Selon le document, l’économie ivoirienne ne subit pas de chocs extérieurs majeurs et l’environnement politique reste apaisé à l’approche des élections présidentielles prévues en octobre 2020.

Au nom du Premier ministre, Adama Koné, ministre de l’Economie et des Finances a annoncé que le gouvernement est résolument engagé dans la promotion et la production et la transformation durable du cacao.

Il a soutenu que les défis identifiés dans le 9ème rapport viennent attester de la justesse et de la pertinence de l’action du gouvernement dans ce secteur.

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Le ministre a reconnu que le 9ème rapport rappelle qu’il y a urgence à intensifier les efforts, même si d’importants acquis ont été enregistrés dans ce secteur.

Il a promis que « le gouvernement examinera avec la plus grande attention, les pistes de solution proposée dans ledit rapport », assurant que «les pistes de solutions alimenterons les réflexions et éclaireront les actions en cours, en vue de renforcer le rôle de la filière dans le développement, économique et sociale de notre pays ».

Selon Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, ce rapport vient à « propos et est pertinent dans ces analyses que dans ces suggestions ».

Il a affirmé que la plupart de ces recommandations font déjà, l’objet d’analyse, si ce n’est la mise en œuvre au niveau des départements ministériels et services compétents tels que le Conseil Café Cacao.

Wassimagnon

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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