Home Culture MASA 2016: l’Afrique va réinventer les arts de la scène à Abidjan

MASA 2016: l’Afrique va réinventer les arts de la scène à Abidjan

Avant la tenue effective du Marché le 5 mars, une batterie d’activités est déjà en marche pour épouser et viabiliser la thématique de la 9e édition.
Avec 69 groupes sélectionnés et 122 pour le festival, 732 artistes de 37 pays attendus à Abidjan pour 350 spectacles, le marché des arts du spectacle africain (Masa), pour sa 9e édition, s’érige comme celui de la maturité et le rendez-vous le plus crédible des arts de la scène pour la côte d’Ivoire au plan international. Du moins, c’est l’avis de son directeur général, Pr Yacouba Konaté. Qui, en s’exprimant ainsi, le 12 février à la faveur de la conférence de presse officialisant le partenariat du marché avec la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti), comme diffuseur et commercial exclusif des droits télé, il entendait mettre l’accent sur la professionnalisation irréversible du Masa, mais aussi et surtout, donner force de vie au thème générique de l’édition 2016, du 5 au 12 mars, qui n’est autre que «Réinventons les arts de la scène».

Rejoint en cela par son conseiller en charge de la coordination du Marché, Ismaël Diaby, l’affirmation que cette réinvention ne saurait se faire sans une mise à niveau de tous les acteurs des arts du spectacle, a été réitérée. Ainsi, déjà, du 29 février au 3 mars, les humoristes du continent et de ses diasporas verront leurs capacités renforcées et/ou reformatées à Grand-Bassam avec des formateurs du nord et du sud. Concomitamment et dans le même élan, avec les techniciens et régisseurs de spectacles au Palais de la culture de Treichville, du reste, épicentre du Masa. En plein cœur de l’édition 2016, plusieurs rencontres professionnelles sont aussi au menu. Mieux que des discours, les professionnels et le public pourront se rendre à l’évidence que la réinvention des arts de la scène ne peut être opératoire sans l’apport des technologies de l’information et de la communication (Tic), notamment au niveau du multimédia. En ce qui concerne les effets spéciaux, d’optique, de trucage et autres illuminations et artifices.

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«L’épopée des musiques noires» en 5D…

La mise en bouche pratique de cette réinvention tant vantée, se fera à la faveur du vernissage de l’exposition d’arts visuels au service des arts de la scène intitulée «Great black music» ou «L’épopée des musiques noires». Ce sera le 3 mars en début de soirée à la rotonde des arts contemporains d’Abidjan-Plateau. Sous le sceau de l’interactivité, cette exposition sur l’essor des musiques noire de par le monde, se présente comme une immersion totale dans la technologie en cinq dimensions ou 5D. En effet, comme l’explique le Pr Konaté, «chaque visiteur reçoit un smart-guide qui fonctionne avec une application développée pour l’exposition. Le terminal est fourni avec un casque Hifi. La mise en route de la visite interactive est très simple et se fait en un clic».

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En effet, déjà expérimenté sous d’autres cieux mais pour la première fois sous nos tropiques et au Masa, le dispositif permet au visiteur d’interagir avec toutes les installations de l’exposition et d’écouter de la musique dans les meilleurs conditions de confort possibles. Et, tout au long de son parcours, le visiteur peut sauvegarder ses choix musicaux grâce à l’application, et créer ainsi une playlist personnalisée.

Pragmatisme de bon aloi !

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En tout cas, au-delà de la thématique qui sonne comme un leitmotiv, le Conseil d’administration qui se compose du ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie, l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et le district autonome d’Abidjan, au dire du Dg du Masa, entend donner un cachet particulier à l’édition 2016 et recentrer le Marché sur ses fondamentaux à savoir la professionnalisation et la viabilité économique des arts du spectacle africain et des diasporas africaines. Avec à la clé, un pragmatisme de bon aloi engageant chacun des acteurs à un niveau de responsabilité partagée. C’est pourquoi, du reste, le budget de 1, 4 milliard de FCfa (800 millions de FCfa pour le gouvernement, et 300 millions de FCfa respectivement pour l’Oif et le district), a pu être bouclé avec le soutien de partenaires tels que la Rti, Royal Air Maroc, l’Uemoa et l’agence Océan Ogilvy ;

REMI COULIBALY

Africatime CI

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