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KKB : « le PDCI et le FPI ensemble, le RDR n’a aucune chance »

A l’approche de la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, KKB s’est livré à Jeune Afrique le 6 décembre 2019 sur la candidature de Bédié et Ouattara.

Extrait de l’interview Konan Bertin Kouadio, dit KKB, à Jeune Afrique.

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Relation KKB et Bédié

(…) En réalité, nos rapports ont toujours été au beau fixe. Bédié et moi venons quasiment du même village. Il a été le témoin de mariage de mon oncle dans les années 1980, puis a été mon propre témoin de mariage. Nos liens vont au-delà de la politique.

J’étais étudiant quand il y a eu le coup d’État de 1999. On pouvait certainement avoir des choses à reprocher à Henri Konan Bédié, mais ce n’est pas par les armes qu’il faut sanctionner un président démocratiquement élu. La direction du PDCI s’était réunie pour mettre Bédié en congé et le renier. Je m’y suis opposé et j’ai mobilisé les jeunes pour faire en sorte qu’il demeure le président du PDCI, même s’il était en exil en France. Ensuite, nous nous sommes battus pour empêcher que Robert Gueï récupère le PDCI.

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Quand on fait tout ça, ce n’est pas pour voir le PDCI disparaître quinze ans plus tard. Or, pour moi, en politique, la mère des batailles est l’élection présidentielle. En 2015, alors que le PDCI s’était réuni pour décider à l’unanimité d’avoir un candidat, le président Bédié a décidé qu’Alassane Ouattara serait le candidat du PDCI. Pour moi, c’était inadmissible parce qu’agir ainsi revenait à signer l’acte de décès du PDCI. Voici ce qui m’a opposé à mon père, mais, au regard des événements actuels, n’ai-je pas eu raison ? Je suis depuis revenu dans mon parti et je travaille pour recréer son unité.

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Sur la CEI

(…) Elle est déjà suspectée d’être une CEI aux ordres. Dans un match, il est difficile que les joueurs ne contestent pas les décisions de l’arbitre si celui-ci n’est pas neutre. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je crains fort que nous soyons en train de réunir les ingrédients d’une crise qui s’apparente à celle que nous avons déjà connue. C’est pourquoi j’ai toujours conseillé le dialogue et la modération.

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Alliance PDCI et partis d’opposition

Les choses vont dans le bon sens. Lors du grand meeting tenu à Yamoussoukro fin octobre, le PDCI, seul, sans le soutien de personne, a sorti tout le monde que vous avez vu. Il faut travailler à redonner une âme au PDCI et lui redonner sa force d’antan. Faire en sorte qu’il redevienne le premier parti de Côte d’Ivoire. S’il veut peser sur l’échiquier politique national, le PDCI doit exister. Je me battrai pour lui redonner vie et en faire un parti qui se fasse respecter par son poids et sa présence sur l’ensemble du territoire.

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Le PDCI ne peut plus gagner seul les élections en Côte d’Ivoire. Il a forcément besoin d’alliés. Si nous revenons au scénario de 2010, nous nous rendons compte que le pouvoir ivoirien tient sur trois pieds : le PDCI, le RDR et le FPI. Quand vous avez deux pieds ensemble, ils entrent au palais. Si le PDCI et le FPI se mettent ensemble, le RDR n’a aucune chance.

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Source: Yeclo

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