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« J’accuse la CPI de mettre en péril la sécurité de Gbagbo et de faire de la politique plutôt que du droit »

Marie-Odette Gnabry Lorougnon a interpellé le jeudi 23 janvier 2020 la CPI, sur l’acquittement de Laurent Gbagbo encore obligé de vivre en Belgique.

15 janvier 2019 – 15 janvier 2020, cela fait un an, jour pour jour, que le Président Laurent Gbagbo, acquitté des crimes contre l’humanité, est obligé de vivre en Belgique, dans un pays européen.

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Et dire que cette situation inédite, qui défie tout le dispositif de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 est le fait de la CPI, cette institution judiciaire qui montre qu’elle peut libérer un prévenu de la main droite, et confisquer sa liberté de la main gauche.
L’impasse obscure par laquelle la CPI fait saigner la liberté d’un homme innocenté, suite à un procès qui a duré huit ans, est inacceptable.

La CPI agit par effraction, au vu et au su de tous, contre les droits et libertés d’un citoyen libre, un ancien chef d’Etat. Le président Laurent Gbagbo, acquitté depuis plus d’un an, est contraint de vivre une série de restrictions qui portent préjudice, de manière inédite et dangereuse, à sa condition humaine. D’abord, ces images et vidéos qui se retrouvent sur les réseaux sociaux, sans son consentement, font subir au Président Laurent Gbagbo de terribles humiliations.

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J’accuse la CPI de favoriser l’atteinte délibérée à la dignité du président Laurent Gbagbo, obligé de subir ce qu’un homme ne peut accepter, de surcroît un Homme de son rang.

Ensuite ces contacts privés qui se retrouvent sur les réseaux sociaux ; des faits qui montrent que le président Laurent Gbagbo est exposé à la merci de n’importe quel quidam ; des actions délibérées qui confirment éloquemment que la position dans laquelle la CPI met le Président Laurent Gbagbo est périlleuse. J’accuse la CPI de mettre en péril la sécurité du Président Laurent Gbagbo !

Enfin en ce qui concerne la dernière affaire, dans laquelle des individus rendent publiques des informations confidentielles, qui font partie du corpus des restrictions, et qui font que la CPI se met en branle ; des agitations sans intelligence qui n’honorent pas leurs auteurs, parce que grossières dans leur structure et impertinentes dans leur objet. J’accuse la CPI de se laisser manipuler par des hommes politiques, des mains corrompues, des mercenaires et des gens de petites besognes ; j’accuse la CPI de faire de la politique plutôt que du droit.

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J’accuse la CPI de continuer de participer au complot contre le Président Laurent Gbagbo acquitté, pour le piéger en faisant croire qu’il a violé la convention de restrictions. C’est évident, cet énième complot que vient de déjouer le Président Laurent Gbagbo sonne une fois encore comme un message au monde entier.

J’en appelle au bon sens des occidentaux et des organismes régionaux africains ; j’en appelle à la responsabilité de toutes les organisations des droits de l’Homme et j’en appelle à l’orgueil et la solidarité des chefs des Etats africains dont un des leurs, pris en otage, est maltraité et humilié.

Je les exhorte à mettre fin au calvaire que subit le Président Laurent Gbagbo. Le monde en a assez des mauvaises jurisprudences politiques d’assassinats, de violences qui font qu’une société aussi civilisée que celle du 21è siècle, se comporte comme dans une jungle, où les plus forts mangent les plus faibles. Saddam Hussein, le président élu de l’Irak, a été extrait du milieu de son peuple, pour être pendu haut et court, au vu et au su de tous, sous des prétextes fallacieux. Depuis ce temps, son pays est le double théâtre de violences et d’exploitation des richesses par les envahisseurs américains.

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Mahammar Kaddafi, chef de l’Etat de la Libye a été traqué comme une bête sauvage par une horde d’occidentaux excités, des prédateurs avec à leur tête la France, qui ont tué le guide libyen comme un chien. Désormais, son pays est le double théâtre d’affrontements intercommunautaires et des batailles pour le contrôle des ressources entre occidentaux.

Laurent Gbagbo, Président élu de la Côte d’Ivoire, a été bombardé par la France, renversé par la France et l’ONU, déporté à la CPI par la France où, bien qu’acquitté, il subit des restrictions inimaginables. Son pays est le théâtre d’exploitations éhontées par la France et autres prédateurs.

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J’appelle à la fin immédiate de cette comédie humiliante, cynique et cruelle, qui vise à détruire un homme libre dans sa dignité, dans sa sécurité et dans ses droits et libertés. J’en appelle à l’arrêt des tortures contre le Président Laurent Gbagbo, contraint depuis bientôt dix ans de vivre une vie sans famille, sans patrie. Je tiens la CPI responsable de la sécurité du Président Laurent Gbagbo.

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Source: Yeclo

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