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Extradition de Guillaume Soro, une mission impossible pour Ouattara

Grah Ange Olivier explique la procédure d’une extradition dans le cadre des affaires Akossi Bendjo et Guillaume Soro par exemples.

Il convient de dire, pour tous les ivoiriens, que toute extradition dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt par une puissance étrangère est soumise à une autorisation judiciaire préalable.

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Sans même m’appesantir sur les autres conditions pour qu’une telle autorisation puisse être accordée par les juges, l’un des paramètres importants et incontournables qui est pris en compte, est de savoir si le pays qui est demandeur est un Etat de droit qui respecte les droits de l’Homme et est donc à même de garantir à la personne dont l’extradition est demandée un procès équitable.

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Pour ce à quoi que nous assistons dans le cadre des procédures qui ont été initiées ces derniers temps en Côte d’Ivoire, la réponse à cette exigence est évidemment négative. Toutes les personnes qui sont susceptibles de faire l’objet d’une demande d’extradition de la part de notre pays et qui résident dans un pays réellement démocratique peuvent dormir tranquillement sur les deux oreilles tant le spectacle offert par les autorités ivoiriennes en matière judiciaire a de quoi horripiler les moins sensibles.

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Les saisies de bien opérés par le Président de la République, les poursuites contre des députés en violation de leur immunité parlementaire, les perquisitions opérées en toute illégalité, les tentatives et les enlèvements de personnes détenues en dehors de toute décision judiciaire, les disparitions et les séquestrations de citoyens, les procédures ubuesques de levée de l’immunité parlementaire à la la demande d’un groupe, les violations du secret de l’Instruction par le Procureur de la République en personne et bien d’autres éléments, nous permettent d’affirmer sans risque de nous tromper que l’espoir de voir les demandes d’extradition exécutées, si elles ont vraiment été introduites dans le cadre des affaires Akossi Bendjo et Soro Guillaume par exemples, relève d’un pur fantasme de la part de nos dirigeants.

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D’autre part, je suis profondément convaincu du fait que le Gouvernement ivoirien n’aura jamais le courage d’introduire des demandes d’extradition concernant les deux procédures que nous venons de citer, parce que ce sera là l’occasion de les soumettre au contrôle par le Juge français du sérieux et de la légalité des actes qui ont été posés dans le cadre des informations qui ont été ouvertes.

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Quand on a eu l’occasion d’assister à la succession des monstruosités juridiques et judiciaire commis au cour de l’instruction de ces affaires, je ne crois pas que cela tente particulièrement nos chères autorités de se lancer dans cette aventure hautement périlleuse pour leur réputation même si elles entretiennent pour ceux qui veulent bien y croire l’illusion d’une position contraire sur la question. Nous terminerons en disant simplement : qui vivra, verra.

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Source: Yeclo

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